2016

PROJET

Le projet Highway to Platinum fut de développer une méthode biologique de recyclage du platine. Le platine est une ressource naturelle essentielle sans véritable méthode d’extraction autre que l’exploitation minières. Les ressources de platine sont épuisables et si les méthodes de recyclage ne sont pas développées, le monde pourrait manquer de platine dans les 50 prochaines années. Or le platine est largement utilisé dans les équipements de laboratoire, les thermomètres à résistance de platine, les contacts électriques et les électrodes, les équipements médicaux, la chimiothérapie, etc.

  Mais le plus important est que le platine est utilisé comme catalyseur principal dans les convertisseurs catalytiques. Ainsi en raison des émissions provenant des convertisseurs catalytiques automobiles, de fortes concentrations de platine se sont déposées dans les sols à proximité des autoroutes et des grandes routes, et souvent plus élevées que dans les mines.

  Nous avons donc envisagé une solution biologique à ces problèmes. En effet les bactéries ont eu des adaptations qui leurs permettent d’intérioriser les métaux. Si nous pouvions exploiter ces systèmes et cibler spécifiquement le platine, nous pourrions trouver une solution durable, simple, économique et respectueuse de l’environnement. L’objectif principal de notre projet fut de concentrer le platine autant que possible.

  La première étape reposait sur l’affinité de petites molécules organiques, les sidérophores, pour lier les atomes de platine solubilisés et ainsi favoriser la solubilisation de plus de composés de platine. Nous avons accomplis cela en insérant un plasmide contenant un opéron avec les quatre enzymes (Des A, Des B, Des C, Des D) nécessaires pour synthétiser notre sidérophore : Desferrioxamine B, dans E. coli. Comme deuxième niveau pour mieux concentrer le platine nous avons utilisé le principe de biosorption. Un complexe protéique FliC modifié a été cloné dans Escherichia coli ( une bactérie modèle ) et a permis aux flagelles de la bactérie de se lier aux atomes de platine. Cette spécificité a été possible grâce à un peptide récemment découvert qui fut inséré dans la séquence de la protéine FliC. L’avantage de l’utilisation de la biosorption fut d’obtenir des nanoparticules de platine, une forme très précieuse du métal.