Notre premier sondage!

La Résistance contre les punaises de lit s’organise de plus en plus. Mais avant la bataille, le nerf de la guerre c’est l’information. C’est ainsi qu’a débuté, le dimanche 7 avril, notre première campagne de sondage auprès du grand public. Il s’agit d’analyser la relation de la population avec les punaises de lit, son niveau d’information sur le sujet et ses attentes.

Deux personnes de l’équipes sont parties en éclaireuses à la pêche aux infos. Nous avions à notre disposition 2 formulaires : un pour les victimes des punaises de lit et un pour les non-victimes. 26 personnes de 15 à 62 ans ont été interrogées à la Gare de St Charles – lieu de transit très important – suivant un souci de pluralité des sources et un respect de parité. Bien que l’effectif des personnes ne soit pas assez grand pour être significatif, un début de tendance semble se dégager des résultats. D’autres campagnes de sondages seront donc nécessaires ; mais en attendant, et parce que c’est vous, nous allons vous divulguer quelques résultats de nos recherches.

 

Dans un premier temps, nous avons pu apprendre que 17% des personnes interrogées ont déjà été infestées par les punaises de lits, révélant l’ampleur du fléau. Et malgré cela, seulement 1 personne sur 2 connaît ces petits envahisseurs… Cela démontre paradoxalement le manque de prévention et d’information sur le sujet. Par ailleurs, les interrogé.e.s s’accordent à dire que le fléau n’est pas suffisamment médiatisé et pris en charge, en comparaison de son expansion.

 

Dans cette gare du Sud, des personnes de la France entière, mais aussi d’origines très éparses, nous ont témoigné de leur rencontre, ou de celle de leurs proches, avec les punaises de lit.  En ressort une grande diversité de préoccupations : la peur psychologique de partager son espace de vie avec des « bestioles », le prix des pertes en literie (pouvant s’étendre à 2000€), la durée et la pénibilité des techniques actuelles de désinsectisation, etc.

 

Globalement, les solutions apportées par les désinsectiseurs semblent être efficaces mais nécessitent de quitter son lieu de vie pendant une durée variable, de jeter le mobilier infesté… Une véritable contrainte ! Cependant, effectuer la procédure par soi-même n’apparaît pas être une option envisageable pour les sondé.e.s. En parallèle, il semblerait que l’intérêt majoritaire du public soit l’efficacité (71%) bien que l’écologie ne soit pas en reste (19%).

 

Enfin, en parallèle de cela, nous avons voulu connaître l’avis général de la population sur le recours aux OGMs (Organismes Génétiquement Modifiés) comme moyen de lutte contre les punaises de lit. On peut dénombrer 1 personne sur 3 en faveur de leur utilisation, mais à condition sinequanone que son emploi soit radicalement plus efficace. Cela met en évidence une certaine « GMOphobie » au sein de la population. Celle-ci n’est pas particulièrement justifiée, toutes les personnes interrogées avouent ne pas savoir ce qu’est un OGM. Cela fait ressortir un important manque d’information général sur les biotechnologies. Ce fait étant d’autant plus préoccupant que les OGMs tendent à prendre une place de plus en plus importante dans les années à venir.

 

Cette première base de données va permettre à notre équipe de recherche de cibler plus précisément les attentes auxquelles va devoir répondre Breaking Bugs. Ce sondage a également précisé et mis en lumière les sujets de nos futures campagnes d’information et de communication.    Enfin, cette sortie nous a permis d’entrer directement en contact avec le public et les victimes des punaises de lits, affirmant notre volonté de gagner cette lutte !

 

En guise de conclusion, une première carte des sources géographiques des punaises de lits qui devrait s’étendre de sondage en sondage. Et n’oubliez pas : mieux vaut dormir seul.e que mal accompagné.e!

Carte des lieux infestés recueillis pendant le sondage.

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