Notre solution!

C’est indéniable, cette année l’équipe iGEM d’Aix-Marseille Université planche sur la problématique des punaises de lit. Mais qu’en est-il vraiment de cette solution de biologie synthétique dont il.elle.s font la promotion ?

Nous vous répondons.

C’est par la ruse que nous comptons attirer les punaises de lit. Nous mettons au point un « piège fatal » qui détourne à la fois les phéromones produites naturellement par la punaise de lit et à la fois l’action insecticide d’un champignon, le Beauveria bassiana.

Lors de nos recherches bibliographiques, nous avons appris que la punaise de lit sécrète des phéromones pour indiquer au reste de la colonie où se situent les endroits pour se nourrir.

Mettre au point un leurre à forte production de phéromones permet donc de les attirer dans une zone souhaitée.

Cette première étape de franchie, la punaise va se retrouver exposée à un parasite spécifique des insectes, le champignon Beauveria bassiana. Celui-ci est doté d’une grande capacité à pénétrer la couche protectrice de la punaise de lit, appelée cuticule et composée de chitine. Une fois à l’intérieur de la punaise, B. bassiana va se multiplier et engendrer la mort de l’insecte.

Pour rendre notre solution plus efficiente, nous songeons à des méthodes de biologie synthétique qui permettent d’augmenter la virulence de ce champignon filamenteux. La chitinase au suffixe -ase est une enzyme produite par B. bassiana qui dégrade la chitine de la punaise de lit. Augmenter sa production permettrait d’augmenter le rendement de notre nouvel insecticide dirigé contre les punaises de lit.

En avant-première : d’ici sept jours, six membres de l’équipe vont intégrer le labo et passer à la mise en application de ces longs mois de travaux de recherche.

Il.elle.s vont d’abord s’appliquer à un travail de biologie moléculaire pour concevoir et construire différentes « biobriques » qui isolent des fonctions biologiques de la chitinase. Ces « biobriques » initiales seront assemblées pour encapsuler les fonctions plus complexes (synthèse de phéromones) dans des « biobriques » plus complexe.

Il s’agira ensuite de tester ces « biobriques » et de s’assurer de leur fonctionnalité.

Enfin, il faudra tester cette résultante synthétique en conditions réelles face aux punaises de lit.

 

Ces quelques lignes pour résumer les trois mois de laboratoire qui vont grandement occuper l’équipe !

Laisser un commentaire